
Les zones scolaires comptent parmi les endroits les plus accueillants pour les enfants, mais elles sont aussi devenues l'un des endroits les plus dangereux pour marcher ou faire du vélo.
« Il se passe beaucoup de choses entre l'heure d'arrivée et l'heure de départ des classes, ce qui peut créer des distractions, et c'est cet aspect qui rend la situation risquée pour les jeunes piétons », affirme Nancy Pullen-Seufert, directrice du National Center for Safe Routes to School.
Selon un sondage mené par la National Association of State Directors of Pupil Transportation Services, environ 78 % des conducteurs dépassent la limite de vitesse dans les zones scolaires et 82 % doublent illégalement les autobus scolaires. La période suivant les classes, de 15 h à 16 h, représente le risque le plus élevé pour les piétons d'âge scolaire, avec le plus grand nombre d'accidents impliquant des enfants.
Pullen-Seufert propose des conseils de conduite sécuritaire pour les navetteurs quotidiens et les parents qui déposent leurs enfants dans les zones scolaires.
Respectez la limite de vitesse
Rouler plus vite signifie aussi des distances de freinage plus longues. La plupart des zones scolaires ont une limite de vitesse de 20 mi/h (32 km/h) ou moins.
À 20 mi/h (32 km/h), il faut en moyenne 69 pieds (21 mètres) à un véhicule pour s'immobiliser complètement, soit presque deux fois cette distance à 30 mi/h (48 km/h).
Selon la National Highway Traffic Safety Administration, 5 % des piétons heurtés par un véhicule roulant à 20 mi/h (32 km/h) en meurent. Ce taux grimpe à 45 % à 30 mi/h (48 km/h) et à 80 % à 40 mi/h (64 km/h).
Utilisez les zones de dépose désignées
Utilisez la zone de dépose désignée par l'école plutôt que de laisser les enfants traverser la rue.
Les enfants sont moins visibles pour les conducteurs, particulièrement pendant la circulation matinale, et peuvent mal évaluer la vitesse ou la distance des véhicules qui approchent. Pullen-Seufert conseille aux parents d'utiliser la zone de dépose où les enfants descendent directement sur un trottoir ou un passage sécuritaire, à l'écart de la circulation.
Arrêts obligatoires et passages piétonniers
Les automobilistes doivent s'arrêter aux panneaux d'arrêt avant d'atteindre un passage piétonnier. Ne bloquez pas un passage piétonnier, car cela force les enfants à contourner votre véhicule, ce qui les met en danger.
Pullen-Seufert encourage les conducteurs à faire preuve de patience et à attendre que les brigadiers scolaires dégagent l'intersection avant de repartir.
« Il y a souvent un ou deux enfants qui prennent du retard, puis qui traversent en vitesse le passage piétonnier pour rejoindre leurs camarades », affirme Seufert.
Ce mouvement soudain peut prendre les conducteurs par surprise, surtout s'ils sont déjà distraits. Restez toujours vigilant et gardez un œil sur le passage piétonnier et la zone qui se trouve directement devant vous.
Évitez les appareils mobiles
Parler ou texter au volant réduit le temps de réaction du conducteur. Rangez votre téléphone dans un endroit où il ne vous distraira pas.
« Établissez un contact visuel avec les piétons d'âge scolaire qui souhaitent traverser la route », affirme Pullen-Seufert.
Selon elle, si les enfants n'ont pas établi de contact visuel, les automobilistes devraient présumer qu'ils n'ont pas été vus et conduire prudemment.
Ne dépassez pas les autobus scolaires
Soyez à l'affût des autobus scolaires dont les feux rouges clignotent et dont le bras d'arrêt est déployé. C'est le signal que des enfants montent à bord ou en descendent et pourraient traverser la rue.
Même si vous êtes en retard, faites preuve de patience et acceptez d'attendre quelques minutes que la voie soit libre.
Les enfants sont physiquement moins visibles que les adultes; ils peuvent échapper un objet, revenir sur leurs pas de façon inattendue ou traverser la route plus lentement que prévu. En vous arrêtant et en attendant que les feux de l'autobus s'éteignent, vous vous assurez que les enfants ont bien atteint la sécurité du trottoir ou d'une zone de dépose désignée.